Deux Journées de solidarité internationale et d'actions ont été lancées, ce mardi matin, au Palais de la Mutualité de Pointe-à-Pitre ; elles réunissent le collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon de la Guadeloupe, le collectif du 5 février de la Martinique et le Front pour l'avenir de la Guyane.
De la «Konférans intèwnasiyonal» au programme ce jour, les parties entendent dégager un calendrier d'actions à mener solidairement dans les semaines et les mois à venir, dans le but d'obtenir satisfaction sur leurs revendications.
Ce, après un tour d'horizon des fondements de la mobilisation et après avoir dressé un bilan des mouvements sociaux de l'année écoulée et de la situation actuelle.
Cinq dossiers vont particulièrement retenir l'attention des participants à cette conférence, qui se déroule à huis clos : les carburants, les prix, le RSTA, les perspectives.
Il sera aussi question de comprendre ce qui est présenté comme des «formes répressives mises en oeuvre par l'Etat» ; sur les conseils d'un collectif d'avocats, dont les membres sont venus des trois DFA, les militants entendent y faire face.
Dès demain matin, les membres des collectifs antillo-guyanais signeront et rendront publique une «Déclaration Solennelle» qui mettra fin à leurs travaux.
Une telle rencontre entre les mouvements populaires des trois DFA avait déjà eu lieu, en août en Martinique et en septembre en Guyane. Elle deviendra régulière.
A noter qu'à la question «Pourquoi baptiser cette rencontre conférence internationale ?», Elie Domota, porte-parole du LKP répond : «parce que la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique sont trois pays !».