Le directeur général de Gardel, qui témoigne en prenant appui sur la
situation de son entreprise, a souhaité rencontrer Ségolène Royal, José
Bové et Olivier Besancenot qui, à tour de rôle, sont venus en Guadeloupe
soutenir le collectif «Liyannaj kont profitasyon», et les a solennellement
invités.
Deux objectifs parmi d'autres : demander à ces interlocuteurs venus de
l'hexagone à quel titre ils ont pu prétendre que «les patrons doivent et
peuvent payer les 200 euros», puis leur permettre d'examiner la
situation qui le concerne.
En fait, Ivan de Dieuleveult considère que c'est «un comble», que
ces trois personnalités, «qui n'ont jamais dirigé la moindre entreprise,
ne savent pas ce qu'est un bilan et un compte d'exploitation, affirment et
assènent de façon péremptoire des inepties».
Personne n'a répondu à l'invitation.
Personne n'est venu vérifier les bilans, comptes de résultats de Gardel et
les simulations faites par son dirigeant.
Ces simulations aboutiraient à 1,5 million d'euro pour une masse salariale
de 10 millions d'euros.
Selon son PDG, Gardel SA, structurellement déficitaire, ne peut pas faire
face à la revendication de relèvement de 200 euros nets des bas salaires.
Monsieur de Dieuleveult confirme que, lors des dernières NAO
(négociations annuelles obligatoires) et depuis trois ans, les salaires ont
été maintenus à 2,5%.
200 euros, c'est 15% ; et arrive l'heure des NAO de branche et des NAO
internes...