Face à une situation humainement dramatique qui empire de jour en jour, le personnel de l'ASFO tire la sonnette d'alarme.
Cela fait maintenant près de sept mois que les employés du Centre de Formation Interprofessionnel ne sont plus payés par leur direction.
Le protocole d'accord signé le 1er septembre 2009 à l'issue de quatre mois et demi de grève n'aurait toujours pas été honoré par la directrice de l'établissement Maryse Mayeko.
Selon le délégué du personnel Jean-Marc Cairo, Mme Mayeko refuserait toujours la réactivation des instances représentatives (instauration d'un Comité d'Entreprise), l'application de l'accord Bino et l'assouplissement du management (le management de terreur serait ici symbolisé par des menaces de licenciement récurrentes, des déclarations à l'emporte-pièce, du chantage ainsi qu'une attitude méprisante à l'égard des salariés).
Pour l'heure, l'ASFO a été délocalisée et ses anciens locaux sont littéralement laissés à l'abandon, à l'instar du personnel qui réclame enfin le versement de ses salaires et globalement le respect du droit du travail (12 personnes concernées par l'endettement, l'interdit bancaire et de manière générale le désarroi).
Rappelons que jusqu'à juin 2009, l'ASFO était le premier Centre de Formation des Apprentis (CFA) de la Guadeloupe en termes de réussite et en nombre de contrats pour les jeunes.
Son taux d'insertion s'élevait à l'époque à 85% et permettait au public concerné de mieux appréhender le monde du travail par le biais de contrats en alternance.
De son côté, le personnel étudie actuellement tous les recours possibles de manière à ce que les rapports de l'Inspection du Travail soient pleinement pris en compte.